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In-touchant.

26 novembre 2015

Le sacré est lié au toucher au contact. L’intouchable est aussi ce avec quoi on ne peut entrer en contact.
Que ce soit autrui ou en soi-même, la part irréductible in-connaissable car toujours mouvante, obscure et/ou indéterminée. Un chaos toujours prêt à submerger.

La répulsion marque l’entrée en présence du sacré. Si elle est dépassée dans l’appréhension alors le silence respectueux enveloppe lieu et personnes.

In-toucher est le rapport au sacré. Et le sacré est le lieu du divin, le logis des dieux. La est le lieu du déraillement de l’humain, la où le trouble/folie peut être vécu et habite.

Le lieu gordien de la tragédie indique la sacralité se présentant et la tragédie n’a pu avoir lieu que parce que la présence du sacré n’a pas été appréhendée.

Si le contact est impossible il est alors soupçonné d’interdit par des puissances.

Dansage

26 novembre 2015

Le rythme et l’humeur sont liés. Pas identiques mais
la même chose sous des aspects différents.
La danse propose un certain type de contact et ce dans
une atmosphère, une ambiance dépendant du rythme.
L’accord entre les danseurs est cet intouchable qu’ils
touchent, se touchant l’un l’autre et se touchant
eux-mêmes par la médiation de l’autre. L’accord peut
toucher-au magique et alors le lieu-danse est sacré.
Autant la danse vue des spectateurs est objectivement
une réussite ou pas selon que l’accord des danseurs
est plus ou moins visible et/ou ressenti (il y a une
forme de contact vers les spectateurs et inversement)
mais la magie et l’accés à l’inaccessible intouchable
ne sont appréhendés que par les danseurs, ils sont
l’in-objectif dans lequel des personnes peuvent se
perdre (perdre la raison, devenir fou ?).
Les danses-cures visent à ramener la personne qui est
restée dans le lieu sacré au monde quotidien.

Avènement-érotic.

4 octobre 2015

Prélude
Mondes stoppés
Effondration
Sidération

Survient
Ploie ma nuque
Tord le dos
Place l’oeil en coin

Sortie
Pont-éclair-écume
Entre
Y-celle-là y-celui-là

Frontiera

22 septembre 2015

Quand les frontières ne sont pas inscrites dans le sol

Elles sont gravées dans les coeurs et les esprits.

Vérité moderne.

9 août 2015

La vérité a beaucoup changé au travers des âges. De nos jours est vrai ce qui est disponible partout et tout le temps pour être utile/utilisé à quelque chose d’autre. On est loin de Descartes et sa certitude de la représentation grâce à la méthode. Encore plus loin de Platon et son adéquation de la représentation. Quand à la vérité comme présence présente ….

Le vrai est ainsi toujours proche. La proximité comme attribut de la vérité. Toujours plus proche est la devise du vrai. Ce slogan implique l’accélération de tout. Le temps subit le même traitement accélératif qui vise à le purger de son mauvais penchant à toujours manquer. Le temps immanquablement fini par tomber dans la catégorie du faux. La pseudo absoluïté de la vérité a disparue, elle est contingente, conjoncturelle. Que le virtuel soit le vrai alors qu’il est simulation ne doit
pas étonner. Faux est tout ce qui n’est pas disponible partout et tout le temps.

Tout cela commença par la représentation imagée, photo, puis cinéma. L’humain est le faux ou le vrai selon la conjoncture, le robot le vrai; le sensible est le faux. La frustration ressentie face au sensible indisponible lui mérite les châtiments les plus puissants. Une partie du sensible (l’image) peut-être transportée, stockée; elle devient le vrai du sensible. Cette proximité est pourtant un éloignement du réel. Cela n’est pas vu car le sensible est le faux. Le réel qui fait défaut ne manque pas car il est un défaut. La nature qui est tout-contre-tout est loin car l’utiliser immédiatement est difficile. Le difficile, l’effort devient un attribut du faux. Toutes les différences s’effacent (entre l’important et l’accessoire, entre le proche et le lointain, entre état de guerre et état de paix, entre joie et douleur). L’indifférence et l’uniformité engendrent l’insensibilité. C’est le retour en grande pompe de la ressemblance et de l’analogie, un air d’âge classique.

Vacance.

9 août 2015

Regarder le monde, les gens, l’agitation, le bruit, le mouvement perpétuel comme
on regarde les nuages, allongé dans l’herbe odorante, caressé par l’air qui
ondule.

Rêver de la chouette; posée sur l’épaule. Amicale ou inamicale?

Evolution? Création?

19 mai 2015

Le monde est semble-t-il séparé en deux camps qui s’affrontent farouchement. Les créationnistes d’un côté, les évolutionnistes de l’autre.

Y-a-t-il une différence entre ces deux positions? Et bien si on se place côté évolutionniste il faut bien qu’à un moment dans l’histoire l’espèce qui n’était pas encore humaine le devienne. Que ce moment ait duré une, deux, dix générations est dérisoire à l’échelle de l’univers. Bref, il y a une origine, un point originel. Ce qui est la position créationniste.

On pourrait faire le même raisonnement pour la naissance de l’univers/big bang.

Si on récuse l’explication par origine, reste l’explication par modèle. Dans ce cas l’évolution disparait tout simplement et ne reste que la création.

On comprend ici que les positions idéologiques correspondent bien plus à des spécificités humaines qu’à des vérités. Il n’y a histoire ou modèle que parce que les humains sont ce qu’ils sont et pas autre chose. Et tout cela s’exprime dans des politiques et des guerres de pouvoirs.