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Agon, agni.

3 mars 2015

Avoir la certitude pensée d’avoir ce qu’on appelle dans la modernité « raté » sa vie d’homme, ce qui serait dans la modernité ne pas avoir exploité certaines de ses capacités et donc n’avoir pas produit les artefacts attendus par la multitude unique des humains. Sordide mélopée qui ne m’endormie jamais; qui ne me serina ni siréna jamais, même si dans la panoplie d’apparences elle fut théâtralisée.

Certes; mais tout autant la certitude charnelle cette fois d’avoir réussi sa vie de père et d’avoir élevé bien au-dessus de la multitude unique des humains, deux Personnes et non pas des individus-producteurs-consommateurs attributs indissociables du moderne.

Oui il est encore possible d’annihiler le nihilisme mais cela nécessite de ne pas entrer dans la modernité, de rester aux marges pour l’exclusive survie, et pour le reste élever les murailles invisibles du penser ses actions. Ainsi l’espace du mouvement s’agrandit de soi-même et c’est l’expérience intemporelle qui obtient l’essentiel et la quintessence de l’énergie disponible.

Cet écart ne peut-il s’installer qu’implicitement par l’odeur de charogne des immenses charniers de l’histoire? Et par celle de plastique brulé et d’huile de vidange dégagée par l’unique multitude des mus? Ou peut-il faire sa tanière par un effort réfléchi, analytique et synthétique? Voir par un pré-voir?

La réponse est évidemment la composition dans une suite infinie d’emboitements sans tuteur du percept, du geste et du penser. Dialectique infinie, moteur produisant sa propre énergie. Mais ce moteur ne peut se manifester qu’implicitement laissant donc la prédominance de l’évènement conduire l’ensembles des facultés de pensée jusqu’à ce que les anciens appelaient l’illumination, l’endroit même où la conscience nait, fait sa tanière et bâtit les murailles car le monde est devenu un livre qu’on peut écrire et lire dans le même mouvement.

L’illumination fille de l’écart est seule protectrice face au mal; et donc seul vie accessible de notre vivant. L’illuminé est comme recraché du monde dans un lieu qui lui est propre, intime, unique. Ce ne peut donc pas être la volonté qui agit et fabrique l’illuminé car il ne peut être voulu ni fabriqué. La modernité est donc l’essence du mal et son expression. Abstraction du sensible et ré-investissement dans le monde dans un même mouvement, un même geste une gestalt éternelle qui ne peut aboutir qu’à la destruction du monde. Sauf à illuminer les êtres. C’est donc uniquement par des chemins de traverses, sans volonté ni fabrication que l’illumination peut survenir.

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